Agriculture de l’Aubrac
Extrait emprunté au site
internet « wikipedia »
L'essentiel de l'agriculture en Aubrac se concentre sur l'élevage bovin (les anciennes cultures comme celle du seigle par exemple ont presque totalement disparu). La race locale Aubrac est prédominante mais elle revient de loin : elle a été sauvée de l'extinction à la fin des années 1970 par une poignée d'agriculteurs courageux et attachés à la race qui refusaient de la voir mourir. En effet, la race Aubrac est une race « mixte » qu'on élevait à la fois pour le lait et la viande mais qui n'excellait dans aucun de ces deux domaines (en quantité), ce qui constituait un handicap lourd à l'époque. On lui avait donc préféré d'autres races plus rentables ou on la croisait pour améliorer les rendements tant du point de vue laitier que de la viande. À la fin des années 1970, le point de vue sur la race changea et l'on s'aperçut que la vache Aubrac disposait de qualités irremplaçables (rusticité, fécondité, longévité) et que sa viande était d'une très grande qualité. Un programme de sélection efficace visant à produire des animaux de pure race et de qualité fut donc mis en place et perdure encore aujourd'hui (vente de génisses pleines de race pure par des éleveurs spécialisés aux autres agriculteurs).
Les troupeaux occupent les pâturages d'altitude (qu'on appelle aussi « montagnes ») du 25 mai (saint Urbain) au 13 octobre (saint Géraud). Ceux-ci viennent des pourtours du plateau et en particulier du nord-Aveyron qui est la principale zone d'origine des troupeaux de bovins transhumants dans le Massif central. Les « montagnes » peuvent être occupées par leur propriétaire ou louées au plus offrant, la concurrence dans ce cas étant rude pour obtenir les meilleures d'entre elles.
En dehors de la période estivale, le troupeau est à l'étable ou occupe, si le temps le permet, des prés de fauche à proximité de la ferme (c'est le cas en avril-mai ou à l'automne). La nourriture à l'étable est composée en majeure partie de l'herbe récoltée dans les prés de fauche. Les veaux naissent en février-mars, passent l'été dans la montagne avec leur mère puis sont vendus à l'automne : ce sont des broutards (veau de 9 à 12 mois) vendus pour leur viande sur les marchés français et italiens. Les éleveurs peuvent vendre aussi des animaux plus âgés (génisses croisées issues d'une vache Aubrac et d'un taureau Charolais dans le cadre de la filière « Fleur d'Aubrac » ou génisses de race pure (ou vaches de réformes) dans le cadre de la filière « Label rouge - bœuf fermier de l'Aubrac »). Ces ventes constituent l'essentiel du revenu des éleveurs de l'Aubrac.
L'Aubrac est donc aujourd'hui essentiellement une zone d'élevage extensif pour la viande, ce qui n'était pas le cas par le passé (jusque dans les années 1960) où l'on fabriquait la fourme dans les mazucs (burons en français). Dans chaque buron, officiait une équipe fortement hiérarchisée où chacun avait une tâche précise à accomplir (traite des vaches, soin des veaux, ...). C'était « l'âge d'or » de l'Aubrac et son souvenir imprègne encore fortement la mémoire collective. C'est dans les burons que l'aligot, à base de tome fraîche et de pommes de terre, a été inventé. Aujourd'hui, la production de fromage (laguiole AOC) continue pour la majeure partie de sa production sous une autre forme (laiterie industrielle) et l'aire de collecte du lait se concentre dans la région de Laguiole (coopérative « Jeune Montagne » installée dans le bourg) mais trois burons véritables demeurent cependant et produisent du laguiole fermier.
Le territoire de l'Aubrac est inclus également dans l'aire de production du lait et de fabrication du bleu des causses.
Pour plus de précisions : site de l'association des éleveurs du bœuf fermier de l'Aubrac (très pédagogique) http://www.boeuf-fermier-aubrac.com/
Article complet sur l’Aubrac : : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aubrac#cite_note-12